Récupération · 2 min de lecture

Arnaques de récupération

Une histoire

Hélène, 63 ans, vient de perdre 40 000 $ dans une fausse plateforme. Elle raconte sa mésaventure dans un groupe Facebook de victimes. Dans les minutes qui suivent, « Alain » lui écrit en privé : lui aussi a été victime, mais un cabinet spécialisé a tout retrouvé. Il lui envoie le lien.

Le site est impeccable : analyses judiciaires de la chaîne de blocs, lettres officielles, témoignages. On lui annonce que ses fonds ont été « retracés et gelés » chez une plateforme d'échange. Il suffit de payer 1 200 $ de « frais d'ouverture de dossier ». Puis 4 800 $ de « taxe de déblocage ». Puis une « assurance » de 600 $. Un appel d'un « agent du Centre antifraude » vient confirmer.

Hélène paie 6 600 $ de plus avant de comprendre que « Alain », le cabinet et l'agent faisaient partie d'une seule et même organisation : celle qui l'avait déjà arnaquée.

Histoire fictive inspirée de cas réels. Les noms et les détails sont inventés.

Comment ça fonctionne

  1. Contact

    Après une première fraude, une personne ou une entreprise que vous trouvez en ligne, ou qui vous contacte, affirme pouvoir récupérer votre argent. Elle se présente comme un avocat, un enquêteur, une banque ou un agent du Centre antifraude du Canada.

  2. Fausses preuves

    On vous montre des rapports, des lettres officielles ou des logos pour prouver que vos fonds ont été retrouvés ou gelés.

  3. Frais d'avance

    On exige des frais pour ouvrir un dossier, débloquer les fonds ou payer une taxe. Chaque paiement est suivi d'une nouvelle demande.

  4. Quelques chiffres

    Selon Chainalysis, les arnaques en cryptomonnaie ont reçu au moins 14 milliards de dollars américains en 2025, et ce total pourrait dépasser 17 milliards. Selon la même source, les arnaques où l'on se fait passer pour une personne ou un organisme de confiance (usurpation) ont augmenté de plus de 1 400 % en un an.

Les signaux d'alarme

  • Offre non sollicitée de récupérer vos fonds
  • Paiement exigé avant tout remboursement
  • Résultat garanti
  • Demande d'accès à distance à votre appareil ou portefeuille
  • Utilisation du logo du Centre antifraude, de la police ou d'une banque
  • Contact seulement par WhatsApp, Telegram ou formulaire en ligne

Si ça vous arrive

  • Ne payez rien. La police et le Centre antifraude du Canada ne demandent jamais de paiement.
  • Ne donnez aucun accès à votre appareil ni à votre portefeuille.
  • Signalez la tentative au Centre antifraude du Canada.
  • Pour un recours légal, choisissez vous-même un avocat, par exemple en passant par le service de référence du Barreau du Québec.
  • Soutien gratuit et confidentiel : CAVAC, 1-866-532-2822.

Contacts officiels → · Page d'aide de votre plateforme →

Vous avez déjà envoyé de l'argent?

N'envoyez plus rien, même pour « débloquer » vos fonds. Voici comment protéger ce qui reste et signaler la fraude.

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À lire aussi

Source : Chainalysis, « 2026 Crypto Crime Report: Scams », 13 janvier 2026 ↗